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Bonjour à tous, voici un bon moment que je n'avais pas pu écrire, beaucoup de travail, et surtout peu d'inspiration.
Aujourd'hui, j'ai décidé de partager ce que je pense du "rituel" à proprement parler dans les relations humaines.
Herwin Goffman a écrit et à très juste titre à mon avis, que les personnes qui vivent en société mais qui sont incapables d'en suivre les rituels sont mis à l'écart, soit de manière consciente et extérieur, par le bannissement, la prison, la mise à mort (rayez les mentions inutiles en fonction des usages de votre nation)... ou alors cela peut très bien se manifester de façon interne, avec la folie, le suicide. Cela revient exactement et toujours au même, la non-acceptation de ce qui est.
La seule différence est que cette non-acceptation est du coté de celui qui est seul, ou du coté du plus nombreux, toujours est-il qu’il y a discordance. C’est ensuite le plus fort qui l’emporte. Lorsque la loi du plus nombreux prévaut, c'est le rituel qui joue (La loi du nombre n’est un corolaire de la loi du plus fort).
Le rituel peut se définir ici comme un ensemble de contraintes ralentissant l’accession d’une personne ou d’un groupe d’une situation A à une situation B, voire même à le maintenir dans la situation A. Ce rituel cependant apparait de plusieurs manières, mais on peut dire qu'il y a une hiérarchie du rituel. De façon très grossière, on peut tenter de faire une classification simpliste :
le premier étant le rituel naturel, celui que nous tirons de notre capital génétique en tant qu'humain (tu ne tueras point un de tes congénères et ne coucheras point avec ta soeur... encore que cela dépende d’où on vient),
le second, un rituel imposé, dicté par les habitudes, les normes, les usages et coutumes… ce qu’on considère finalement comme notre « norme » (Le fameux "normalement" qui ressort à tout bout de champ lorsque l'on se trouve désemparé face à une situation que l'on a du mal à gérer : « Mais normalement, on ne tape pas une personne, même si elle reste sur la file de gauche dans l’escalator et te fait louper ton train !! »).
Rompre le rituel naturel et le rituel imposé, c'est pas la même chose, et ça ne se fait pas de la même manière et avec les mêmes pincettes. Entre menacer une personne de mort et la tuer effectivement pour un morceau de pain, il y a une marge que personne de censée ne franchit (Essayez, vous verrez...). Entre tambouriner son torse velu en menacer de mettre un coup à quelqu'un et effectivement le faire pour une bousculade, la marge est nettement moins grande (Essayez, vous verrez...). Dans le premier cas, vous avez rompu un rituel naturel, dans le second, un rituel imposé.
Cela étant, cette séparation est simpliste, car la marge entre les deux est extrêmement floue en fonction des époques des lieux ou des situations (mais cela m'aide dans mon explication). En règle générale, plus on approche de l’état naturel pur, moins on s’impose de contraintes. Plus on a de personnes à gérer, plus les particularismes (classes, différences de richesses, habitudes, etc…) sont nombreux… et plus on doit alimenter le rituel imposé, et même si l’idée de départ est de vivre dans un groupe en bonne intelligence, les facteurs qui font qu’un rituel a été créé ont disparus, faisant du rituel imposé un frein. On a donc des rituels utiles et inutiles.
Cela sous-entend plusieurs choses. Décider de rompre le rituel naturel est quelque chose d'extrêmement sérieux, sans pour autant que l'on sache ce qui compose exactement le rituel naturel. Ce qu’il y a de certain, c’est que le rituel naturel trouve son utilité dans la préservation de l’espèce (tuer une personne ou pratiquer l’inceste n’est en soi pas un erreur… sauf que si tout le monde fait pareil, la préservation de l’espèce n’est plus assurée).
Le rituel imposé est là pour palier les éventuelles entraves au rituel naturel, mais également aux failles de son propre système... de contrôle du rituel (souvent ces systèmes sur-régulent pour combler des trous qu’ils ont eux-mêmes créés, et deviennent des systèmes de loi monstrueusement bordélique). Mais ici, le rituel imposé trouve son utilité de manière immédiate, et à beaucoup moins grande échelle (de temps et d’espace) que le rituel considéré comme naturel. C’est donc une contrainte (pour les uns) qui assure un confort (pour d’autres).
Pour autant, un rituel naturel ne répond pas nécessairement à un ordre descendu du ciel. En effet si c'était le cas, tous les pays condamneraient à mort, ou ne condamneraient pas. Tout le monde serait au même diapason. Cela signifie bien que nous avons assez de contrôle sur nos principes naturels pour pouvoir l'instrumentaliser.
Alors que l'on sait/sent très bien naturellement que tuer son prochain n’est pas « bon » (au-delà de tout l’aspect « répression »), nous en sommes arrivés à dire qu'il existe des meurtres de premier, second degré, involontaire, avec circonstances atténuantes (je vous passe la liste, j'ai pas toute la journée), etc...
C'est plus fort que nous. On a besoin de complexifier, classifier, même les choses qui semblent naturelles, probablement moins par soucis de justice que par soucis... de vouloir comprendre et disposer d'un modèle d'action, pour écarter ceux qui respectent de ceux qui ne respectent pas le rituel, quel qu'il soit.
En transposant cet état d'esprit, on se rend compte, en observant ... que pour les plus petites choses de la vie, on instrumentalise. On pose des modèles de reflexion, certains même s'arrachent les neurones (consultants...) à trouver des solutions (sic!) pour ce qu'ils estiment être des problèmes, qui dans le grand ordre des choses sont véritablement mineurs… et au final, pour de très petits problèmes, on instrumentalise à outrance, on ritualise trop… et donc on paralyse, car si on sait instrumentaliser, désinstrumentaliser, on sait pas faire.
La façon d’appréhender un combat de survie doit être différente de celle d’un sparing. Dans le second cas, on se doit de respecter les rituels naturels et imposés (tant que possible), alors que dans le premier cas, il faut au moins faire une croix sur le rituel imposé, mais également en situation extrême, parfois faire une croix sur le rituel naturel.
Le problème, c’est que la plupart des gens sont maintenant tellement ancrés dans le rituel imposé qu’ils vont soit rester dedans, même en situation extrême de survie (et donc se coller des contraintes inutiles : « On fait un duel à mort, mais bon, on tape pas dans les jambes d’accord ? ») … soit c’est totalement l’opposé, ils vont sortir de ce rituel imposé qu’ils ont toujours connu, mais n’auront plus aucun repère sur rituel naturel dans des cas où il faudrait le respecter (Et avoir des comportements totalement déphasés avec le monde qui l’entoure : « J’ai massacré ma femme à coup de pioche, mais c’est parce qu’elle a roulé une galoche au facteur »).
D’autres encore n’ont pas reçu du tout la même éducation, et leur frontière entre rituel naturel et imposé ne se trouve pas du tout au même endroit que les autres membres du groupe dont il fait partie. Ensuite, la différence entre cette frontière va faire qu’il sera considéré comme un « original » au mieux, un délinquant au pire. Mais certains ne connaissent pas du tout même rituel imposé, voire même pas le même rituel naturel.
Donc en combat, toutes ces personnes réagissent de manière différente, et parfois assez mal. Certaines vont se recroqueviller dans leurs principes , rester paralysée ou se faire torpiller la tronche parce que « ohlala dites donc monsieur, vous avez beau faire 2M20, 150kg, vous ne me faites pas peur car la loi est de mon côté, bien que nous soyons seuls dans la rue en pleine nuit ». D’autres vont franchir le pas et tuer la personne en face, mais finalement aller en taule, en pensant être dans leur bon droit en premier lieu.
Il faut donc être extrêmement attentif à l’état d’esprit de la personne en face et savoir à quel point le rituel imposé a fait effet sur cette personne… cela impose :
De savoir ce que recouvre le rituel imposé
De connaître les signes qui montrent que la personne en face est bloquée dedans.
Le rituel « imposé » est pour moi, nécessairement classifiable dans l’utile/inutile, car répondant à une immédiateté.
Pourquoi avoir un téléphone portable ? Car tout le monde en a un et du coup, on s’attend à ce que tout monde puisse être joint à tout moment. C’est immédiat, c’est une contrainte utile. Votre téléphone portable est un iphone4 Hello-Kitty parce que c’est la mode ? Contrainte inutile.
Ce n’est qu’un exemple, mais j’ai pu remarquer que les personnes affectionnant le confort inutile étaient paradoxalement celles qui se soumettent le plus volontiers aux contraintes inutiles. Je ne dis pas que l’un n’existe pas sans l’autre, je dis juste que les deux font partie d’un système de « normes », donc d’un rituel imposé. C’est un système dans lequel les gens vivent mais en sont en même temps prisonniers.
Disons qu’une personne enfermée dans le rituel imposé sera aisément identifiable à proportion de son attrait pour les contraintes et récompenses inutiles, car ces deux choses sont le tenant et aboutissant du rituel imposé.
Il n’y a pas que les portables qui vous permettent de reconnaître les gens enfermés dans le rituel imposé. Les habitudes de vie, de travail sont très révélatrices. Une personne qui hurle parce qu’on n’a pas mis le formulaire vert dans la bannette verte, mais plutôt transmis directement à la personne intéressée s’impose à elle et aux autres des contraintes inutiles… donc est enfermée, (et enfermable) dans un rituel.
En observant bien, en combat c’est aussi possible de profiter de cela. Une personne s’étant libérée de protocoles de timing, de distances peut être ré-enfermée dans un protocole (on le fait retourner dans sa zone de confort). On l’enferme dans un timing (on fait des mouvements monotones de frappe), puis une fois qu’il est dedans, on le surpasse en timing en accélérant ou en se plaçant plus près. Il n’est prêt ni physiquement ni mentalement.
Même dans les phases d’intimidations, c’est un truc qui s’est déjà vu : une personne enfermée dans le rituel d’intimidation (la fameuse montée de ton d’une engueulade), si la personne en face saute le rituel et attaque directement, l’autre n’est prêt ni physiquement ni mentalement.
Donc en étant sensible à l'état d'esprit des autres, on peut devenir conscient des contraintes qu'ils s'imposent à eux-même, et
instrumentaliser cela (à son avantage ou désavantage, en fonction de ce que vous voulez faire). Toujours est-il encore une fois que la véritable possibilité de vaincre un adversaire passe
essentiellement par la compréhension de ce qu'il est.
Je l'avoue, je n'ai pas une prose "renversante".
Clairement mes articles sont lourds et se digèrent aussi bien qu'un McDo un lendemain de cuite.
Mais il y a une raison à cela. En fait, lorsque j'écris, mes idées ne sont absoluement pas structurées dans ma tête. Il me vient une idée, une observation martiale,
ou alors je constate un état d'esprit interne, un concept. Puis ensuite je me souviens d'une situation professionnelle dans laquelle j'ai pu constater un ensemble de faits tangibles où non qui
étaient en phase avec ces idées martiales... et hop, j'écris.
Chacun de mes articles repose avant tout sur du ressenti, et non pas sur de la science dur, structurable et qualifiable : C'est la raison pour laquelle ils sont
écrits à la volée, comme je le pense. Je ne fais pas de plan, de schéma, ou quoi que ce soit d'autre. J'utilise parfois des termes contraires, opposés.
Ce blog est un jeté, un croquis de mes pensées et mes constatations. Donc du fait de la non-structure sur laquelle un article se base, il sera non-structuré à son
tour... à la manière d'une pensée eclair, fugace, comme un rêve dont on se souvient parfaitement au réveil, puis dont le souvenir s'amenuise à mesure que le temps passe.
Ensuite il faut savoir que les concepts manipulés sont vraiment abstraits, difficilement mesurables. C'est la seconde raison pour laquelle mes articles sont mal
écrits. Néanmoins la terminologie importe peu.
Si nous étions dans un monde dans lequel 1 mot = 1 concept, personne ne pourrait se comprendre dès que l'on traduit un texte d'une langue à une autre... car
finalement les traductions EXACTES d'idées d'une langue à une autre se comptent sur les doigts de la main. C'est bien notre capacitée à interpréter certains mots par des émotions ou des
concepts qui nous a permis de comprendre et de traduire d'autres langues.
Il faut plus voir les concepts et leur inter-relation derrière les mots que les mots eux-même. Mais ça c'est valable non seulement pour mes articles mais également
pour tout ce qu'on lit en général.
Bref, voilà, un petit adendum à ce blog pour vous dire (aux trois personnes qui lisent...) qu'il s'agit plus d'une mise à nu de mes idées, pensées, concepts que
d'une rédaction ou un roman visant un pulitzer (quelle que soit l'orthographe de ce mot...).
Maintenant soyez rassurés (ou pas...), il m'arrive assez souvent de revenir sur mes articles pour les corriger, les distiller et décanter, afin de les rendre plus
lisibles, accessibles.
... bon là je sens que je vais pas me faire des amis :p
L'autre fois, j'étais en train de lire le livre 'Le Chin Na du Shaolin' du Dr. Jwing-Ming Yang.
Comme certains le savent, le Chin Na regroupe les techniques de défense et d'attaque impliquant les saisies, torsions et contraintes mécaniques sur les
os/articulation/ligaments/tendons.
Un ouvrage intéressant s'il en est car les positions de corps montrées en photo sont très bien choisies, et n'importe qui ayant déjà un minimum de pratique martiale
n'aura aucun mal à comprendre les positions et mouvements, rien qu'en regardant les images, et des livres aussi bien illustrés sont rares.
Au delà de ça, les situations montrées (contrairement à ce que dit le bouquin sur sa face arrière) sont très loin d'être réalistes, et d'expérience, pour apprendre à
attraper et tordre, il faut apprendre à voir les choses venir et parer...
Une personne déjà capable de faire cela ne se mettra jamais dans une des situations décrites dans le livre. Vous me direz, c'est le propre de n'importe
quel bouquin donnant des conseils: le jour où on a la capacité de suivre ces conseils de manière instinctive, on se retrouve rarement dans des cas où on a l'occasion de les exercer.
Ainsi vont les choses.
Pour autant, les saisies et torsions montrées dans ce livre sont vraiment très intéressantes... pour une personne pratiquant le KungFu Wushu... mais pas forcément
pour les autres.
Avant de m'expliquer, un petit tour côté boulot pour illustrer d'une comparaison hasardeuse
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Ce ce bouquin (et l'enseignment qu'il prodigue) m'a fait penser à la façon de travailler de certaines très grosses entreprises (ou très petites mais c'est plus
rares), fournissant des services de conseil, gestion projet, implémentation de solution Ressources Humaines et évaluation des procédures mises en place:
- Ils prennent ce qui marche le mieux chez eux (pour les plus mauvais)
Ou
- Prennent ce qui marche très bien chez un échantillon de clients (pour les moins mauvais)
Puis
- Extrapolent à la situation du client en cours et conservent les mêmes modes de fonctionnement, car tout modifier pour chaque client coût trop cher en temps et en
fric. Le véritable conseil,ou le consulting à la carte est un mythe si le client n'a pas d'argent.
Si vous êtes client d'un groupe de consulting vous disant qu'il met tout en place rien que pour vous, c'est des conneries. Ce sera toujours du bullshit déjà
employé ailleurs et sensiblement adapté à votre situation (après que ce soit une bonne ou mauvaise chose, c'est une autre histoire).
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On revient au Chin Na
La TOTALITE du bouquin de ChinNa présente des clés et torsions contre des attaques type "jabs".
Pour être clair : une attaque 'Jab' signifie que la main qui attaque (ou la main qui tient une arme) se trouve du même côté que la jambe qui est en avant
lorsqu'on est en garde. Ce sont des attaques considérées comme moins puissantes mais plus rapides, car le point de départ du coup est très proche du point d'arrivé (vu que la main se trouve déjà
en avant). C'est un peu le pendant de la "Fente" en escrime.
Bref, on occulte dedans toute la partie 'Cross'. Pour faire simple, les attaques 'cross', c'est l'inverse, on attaque avec le bras opposé à la jambe qui est en
avant.
Pourquoi j'insiste là dessus demandez-vous mademoiselle/monsieur? Pour la simple raison que j'ai plus eu l'habitude de tomber en face de gaillards qui avaient comme
premier reflexe de faire des 'cross' que des 'jabs'. Alors pourquoi diantre ce ce bouquin ne donne rien la dessus? Surtout qu'en plus, un jab est BEAUCOUP plus difficile à voir venir.
Pour la simple et bonne raison que les arts Shaolin favorisent énormément tout ce qui est coup direct type 'jab', et beaucoup moins les frappes puissantes type
'cross'.
Et faut pas rêver, la position de corps de l'attaquant est tellement différente entre le 'jab' et le 'cross' qu'il ne suffit pas "un minimum" d'adapter pour que les
techniques présentées marchent. Les contraintes de mécanique de corps sont tout simplement totalement différentes, et cela nécessite vraiment un entrainement totalement différent sur la majorité
des saisies montrées dans le livre pour pouvoir tout réadapter. Du coup, le livre ne me sert pratiquement à rien, car je ne fais pas de "Chin-Na" ni de "Wushu", et mes adversaires
pareil.
Est-ce de l'autosuffisance de la part de l'auteur?
Non, certainement pas, au même titre que l'entreprise de conseil a tendance à répondre avec ce qu'elle connait le mieux, contre des problèmes... qu'elle connait
bien... mais qui ne seront pas nécessairement en adéquation avec la situation de l'entreprise cliente (si vous suivez toujours ma comparaison hasardeuse)
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En y regardant et en extrapolant, la raison pour laquelle une armée bien organisée, hiérarchisée comme pas possible a du mal à faire la guerre contre des guerrillos,
c'est tout simplement parce qu'eux même ne font pas la guerre de la même manière et ne connaissent pas le même quotidien... pour peux qu'en plus ils cumulent avec ça la méconnaissance du terrain
et un mauvais support, c'est complètement l'horreur pour les soldats sur le front et le guerrillos ont un cran d'avance.
Du coup, dirais-je qu'un pratiquant de ChinNa praticant comme dans ce livre se ferait rétamer la face en essayant ses prises sur un boxeur anglais/français, même peu
expérimenté? Oui... plutôt oui...
Tout comme une boite de conseil aurait du mal à appliquer une solution en ne se basant que sur son expérience passée à parer toutes les situations auxquelles son
client va faire face... et qu'il ne connait manifestement pas.
L'idéal serait que le client liste lui même et donne au fournisseur un aperçu des situations dans lesquelles il peut postentiellement se trouver... mais pas en
théorie hein, je parle d'une réalité de tous les jours...
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Un peu comme un pratiquant de ChinNa qui irait voir son professeur pour lui dire que les techniques apprises... ne fonctionnent pas dans un certain contexte et qu'il
souhaite un apprentissage de techniques plus réalistes en son sens.
Vous voyez le malaise...
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Même si le comparatif paraît tiré par les cheveux, pensez-y:
- Existe-t-il, en période de négociation d'un gros contrat (gestion externalisé entre un client et des fournisseurs), un moment où le fournisseur osera dire à son
client:
"Je ne sais pas vous défendre contre vos problèmes car je ne les connais tout simplement pas, alors je vais prendre un truc qui marche à peu près chez un client qui
fonctionne un peu pareil, et on regarde ce que ça donne",
- Ou un client tout simplement dire: "Je veux bien faire un bout de chemin avec vous, mais avant de signer quoi que ce soit, on fait une réunion parce que je sais
que vous ne connaissez rien de notre quotidien opérationnel".
Personne ne serait assez fou pour dire ça! Et en général, les problèmes tombent et le client vient pleurnicher chez le fournisseur en disant qu'il n'est pas normal
que la solution ou les procédures employées n'aient pas prévu tous les cas de figure... et ils ont raison. On se retrouve dans la situation où le pratiquant de ChinNa vient pleurer auprès de son
prof parce qu'il a le nez cassé.
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D'ailleurs la réaction du prof/fournisseur est souvent la même: "Tu ne peux t'en prendre qu'à toi (d'une manière où d'une autre) et continue de casquer".
Alors d'où vient le problème fondamental? A mon avis, c'est toujours là même chose:
Qu'on soit prof de ChinNa (ou autre) ou vendeur d'une solution RH, on refuse de passer pour des gros cakes: on en paye les pots cassés par la suite (la sacro-sainte Crédibilité que l'on tente de garder par tous les moyens disponibles).
Le fait de ne pas vouloir montrer qu'on ne connait pas les problèmes directs de la personne que l'on conseil peut parfois empêcher les problèmes d'être traités à
temps (et notez en général que ce sont souvent les personnes qui ne connaissent pas une situation qui se permettent de donner des conseils).
Donc ce n'est pas un problème de manque de connaissance (chose normale quand on ne connait pas un milieu), mais un problème d'approche.
Ce qu'il faut arriver à faire, c'est accepter la méconnaissance et s'atteler à la supprimer le plus vite possible... par l'instauration de procédure et méthode
permettant de récolter l'information au plus vite. C'est même une priorité absolue. AUCUNE boite de consulting ou intégrateur ne fait cela sérieusement.
Quand on pense que tous ces problèmes et gnons auraient pu être évités si les deux protagonistes s'étaient assis et avaient pris le temps de discuter!
Est-ce de la faute du client?
- Non, car il ne sait pas forcément dans quoi il s'engage à la base lorsqu'il utilise un nouvel outil ou des nouvelles procédures, même si c'est pour gérer des
problèmes qu'il connait.
- Oui parce qu'il doit partir du principe que dans un appel d'offre d'une solution, le vendeur essaiera toujours de vendre sa sauce et donc de se vendre à 120% de ce
qu'il est vraiment capable de faire.
C'est donc au client de challenger un maximum les fournisseurs, avant tout achat, en leur posant des contraintes terrain, des contraintes métier de tous les jours,
et pas seulement des besoins à haut niveau (ce qu'il se passe la plupart du temps).
Ca coûte des sous, du temps, on est tous d'accord la dessus, mais le jeu n’en vaut-il pas la chandelle ?
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Je termine mon post et en guise de conclusion mes excuses les plus plates aux pratiquants de ChinNa, c'est juste que ce livre m'a paru être une belle
illustration.
Il existe très probablement (les experts pourront confirmer...ou pas?) des défenses contre du 'cross', néanmoins elles ne sont pas dans ce livre si c'est le cas (et cela laisse à penser plein de
choses à propos des intentions de l'auteur...).
Toujours est-il que quel que soit l'art martial, le problème reste le même, on approfondi rarement la connaissance de ce qu'il est possible d'arriver, parce qu'on reste avant tout axé sur sa
propre pratique... et qu'on développe une systémique martiale logique avec elle même... mais beaucoup moins logique dans un autre environnement.
Mon blog rouille... Je sais, c'est pas la joie, d'autant que je n'ai pas eu matière à inspiration ... enfin non, je n'ai pas de raison de m'en prendre à la matière,
je n'ai pas d'inspiration tout court.
Voilà un petit article sur la perte de peur (curieux titre, mais j'ai pas trouvé plus parlant)
Il y a presque un an de cela, il m'était impossible de ne pas me sentir mal à l'idée de faire des conneries au travail. Pour le coup, c'était un gros projet, on
comptait sur moi, l'équipe était dans la mouise. Et dans cette situation assez difficile dans laquelle on me demandait de faire des choses que je ne connaissais pas, en a laps de temps réduit,
avec un minimum de documentation, et après 5 mois d'activité quasi nulle, j'étais mort de trouille à l'idée de faire une connerie.
J'avais peur non pas de perdre mon boulot, mais de trahir la confiance que l'on avait mise en moi.
J'avais le mental du bon soldat, même si pas forcément les compétences. Mais bref, la trouille.
Aujourd'hui, on a un autre gros projet, assez difficile, clients difficiles, qui sont du genre à vouloir construire un immeuble avec une moissonneuse
bâteuse.
Très dur, en plus, je suis le seul de la boite à disposer des connaissances pour mener ce projet. Même si je ne suis pas responsable du projet, j'en reste un élément
clé dans le peu de temps qui nous est fourni.
Donc toutes les raisons d'avoir peur à l'idée de planter un truc... et pourtant... non.
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Il arrive un moment dans un combat où on "lache prise". N'importe quel combattant a déjà vécu cela au moins une fois. En fait, dans tout combat on le vit, mais
on ne s'en rend compte que rarement, un peu comme un état hypnotique. On arrête d'avoir peur, elle n'existe plus.
Cela m'est arrivé au Pencak assez récement, trois sessions (combats) de deux minutes. Durant la seconde session, je me suis senti tellement loin de tout que je
voyais tout venir. Mes mains se plaçaient correctement, mes jambes étaient déjà au bon endroit pour mes déplacements... en fait, mieux que cela: où qu'elles fussent placées je savais quoi en
faire en fonction de la situation. Même si je me prenais des tartes, alors je continuais sans même rompre mon flux ne serait-ce qu'un millième de seconde.
Curieusement ce changement mental brutal intervient sans que l'on fasse quoi que ce soit, et ce n'est jamais lié à un facteur externe.
Ce que l'on sait juste, c'est qu'on a plus tendance à vivre cela en situation de stress extrême... encore que pour certaines personnes, ce soit totallement
l'inverse. C'est un facteur (voire une constante) uniquement interne. Un déclic un raisonnement mental, une parole ou un évennement interprétée d'une certaine manière... qui fait que dans une
situation donnée, la peur s'envole.
Une chose est sure: il n'y a pas qu'en combat que cela arrive. Ce phénomène interne est présent partout: la femme battue qui se réveille, le funambule qui finalement
arrive à traverser son fil les yeux bandés... ou l'employé de bureau qui n'a plus peur de se vautrer.
J'ai remarqué deux choses:
- Dans ces moments, qui durent plus ou moins longtemps, on est en connexion totale avec son corps. En fait, on n'est qu'un corps, on ne se dissocie pas de son corps. Cela ne signifie pas que l'on ne pense plus, on pense toujours, mais... on arrive a observer ses propres pensées. La sensation est curieuse! (essayez de faire ça chez vous: quand vous pensez à un truc, n'importe quoi, observez cette pensée, comme si une autre voix disait: tiens, j'ai pensé à un truc là. Vous verrez, c'est curieux).
- L'autre truc que j'ai remarqué, c'est que l'action ne nous fait plus peur car les conséquences ne nous font plus peur non plus. Non pas qu'on les ignore: On
connait les conséquences, mais on ne s'y arrête pas.
Il y a une chose que je me disais auparavant: Si un jour je dois gérer une équipe, je prie le ciel de ne jamais avoir à gérer une personne qui n'a jamais peur.
Comment voulez-vous contraindre une personne qui n'a pas peur?
Je me met à la place de mes supérieurs aujourd'hui, et je me dit qu'ils doivent faire dans leur slibard... et très honnêtement je ne peux pas leur donner tort au vu
de la situation actuelle. Je pense que si l'entretien annuel d'évaluation cette année de notre équipe a été repoussé, c'est une bonne chose (peut-être même voulue, ou tout du moins
chanceuse).
Ce serait typiquement le moment pour moi de demander une augmentation... voire d'émettre certaines revendications dont personne n'a envie parler... et pourtant non,
même ça je n'en n'ai pas envie. Les gens qui sont dans une situation mentale comme je le suis maintenant dans mon travail (uniquement dans mon travail) sont très difficilement gérables car rien
dans le contexte ne leur fait peur, et peu de choses les motivent. Sans carotte ni bâton, nos schèmes pré-établies sur le management volent en éclat.
D'ailleurs, à un moment où un autre on "remercie" les personnes qui n'ont plus peur, mais le plus souvent, elles partent d'elles-mêmes. Ceux qui ont
déjà déjà fait le deuil de leur poste et prévoient de se tirer ont surement vécu le même style de sensation. Quoi qu'il en soit, c'est l'enfer à gérer pour les autres... ceux qui
restent.
De mon côté, ce qui est certain, c'est que depuis que je n'ai plus peur, je n'hésite pas à avancer, et je fais un bien meilleur travail. Un peu comme ces
"placements" et "timing" automatiques et efficaces durant un combat où on n'a plus peur, et une paix et confiance intérieur indiscible circule en nous.
Cruel dilème pour un employeur finalement:
On peut manager ses équipes par la peur, au risque que celle-ci paralyse les collaborateurs et que les résulats soient moins bons. Au final, rares sont les boites
dans lesquelles il est possible d'avoir des personnes qui n'ont pas peur.
Pour que les gestionnaires n'aient pas peur, il faut être sûr de ses résultats financiers, et ainsi, les gens n'ont plus peur et font un travail efficace. Cela peut
devenir un cercle vertueux... mais les conditions d'émergeance de ce cercle vertueux ne se retrouve que dans des boites comme Google...
Vous savez, ce genre de boite dans lesquelles les gens n'ont pas peur d'innover, de bousculer des idées...parce qu'en fait tout le monde sait qu'ils ont quelques
millions de cash derrière eux en cas de vautrage.
...
Mais peut-être est-ce moi qui ai tort. Peut-être que j'extrapole ma propre situation. Serais-je vraiment dans cet état si mon travail me plaisait? En effet, de peur
de le perdre, je resterai dans un schémas normal de relation vis-à-vis de mon travail. C'est facile de ne plus rien en avoir à foutre de rien quand plus rien ne nous plait.
Ma question est simple: existe-t-il est personnes qui aiment leur situation professionnelle, et qui pourtant se trouvent dans le même schémas mental : n'avoir peur
de rien tout en connaissant les conséquences d'un échec?
- Si tel est le cas, d'abord je veux savoir dans quelle boite ils travaillent (depuis longtemps j'entends). Je serais surpris de savoir quel type entreprise
disposant de tels éléments, ne s'en débarasse pas au plus vite (de telles personnes sur lesquelles la carotte et le baton ne fonctionne pas donneraient des idées à d'autres... qui elles ont
fondamentalement toujours peur et demanderaient toujours plus à leur employeur au final).
- Et si tel est le cas, ensuite je rectifie mon opinion: si un jour je dois diriger une équipe, je prie le ciel pour qu'elle ne soit composée que de gens
qui n'ont peur de rien.
Tiens ya longtemps que je voulais partager mes pensées sur ce
qu'on appelle communément l'ancrage dans les relations interpersonnelles mais également dans toute relation collective.
Vous vous êtes surement déjà retrouvé devant une personne durant un combat, même amical, contre laquelle vous perdez la moitié de vos moyens. Ce genre de gars qu'on avait
en école primaire qui vous faisait un peu peur, et qui dispose donc d'un avantage psychologique face à vous. Il arrive même parfois que cette personne n'ai d'influence QUE sur vous. C'est un
facteur psychologique en combat qui peut remonter d'une ancienne défaite, d'une ancienne expérience avec cette personne qui vous a foutu les foies. C'est l'exemple typique des grands frères sur
leurs frères cadets qui en général dominent par la force, c'est l'exemple de l'Argentine pour la France en Rugby durant les coupes du monde. Mais cet exemple se retrouve partout, même en
entreprise, une personne face à laquelle vous perdez vos moyens, balbutiez, avec qui vous aurez de toutes façons du mal à vous exprimer... mais dont l'avis paradoxalement vous importe au plus
haut point.
Souvent au delà de la personnalité faussée que l'on se fabrique de ces personnes que l'on considère en général supérieur (facteur interne construit sur long terme), il y a un facteur externe, un événement qui vous ancre dans cette position d'infériorité.
Un combat sparing qui s'est mal passé une
fois et dont le souvenir peut vous inhiber par exemple.
L'ancrage, ça peut venir d'un événement marquant et durer longtemps... pour une broutille. Mais en réduisant l'échelle de temps, on s'aperçoit que l'on retrouve cette
faille psychologique un peu partout: une idée lancée en début de débat peut vous faire cataloguer par d'autres personnes comme un communiste ou un néo-nazi (d'autant qu'en général, on a du mal à
se défaire de notre première idée, qu'on se fait sur une personne, alors imaginez les autres sur vous...).
On dit en recrutement que la poignée de main et les 5 premières minutes disent tout sur un candidat. Je pense à l'inverse qu'elles disent tout sur un recruteur.
On dit que les 55 minutes restantes ne font que confirmer ce que l'on pensait. Je pense plutôt qu'en général, on trie soigneusement, de manière consciente où non les
informations obtenues durant les 55 dernières minutes, afin de les faire correspondre à ce que l'on a pensé les 5 premières minutes (parce qu'on a du mal a revenir sur son propre avis... et
qu'on est assez flémards, et que revenir sur la décision, c'est fatiguant...)
Donc l'ancrage est un petit quelque chose qui peut tout faire basculer, une remarque, une expérience.
D'ailleurs, l'esprit humain est vraiment très malléable, ça en arrive presque à de l'auto hypnose.
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Je suis en général plutôt adroit. Je marche jamais dans la merde (je dévie mon pied systématiquement), je ne renverse jamais un verre, je ne tombe jamais, je suis plutôt
doué de mes mains.
Il a suffit de deux fois durant mon adolescence d'avoir une maladresse physique (due en général à une modification des repères dans l'espace, puberté et croissance
oblige), pour que l'on me taxe de "gros pataud", puis l'idée a fait son chemin, et en voulant ne plus être maladroit, je l'étais de plus en plus, à tel point que cela m'obsédait. Je devenais
maladroit et pataud, y compris dans mes paroles...
Bien entendu, les remarques des proches allaient de plus belle, et plus ça allait, pire c'était, à tel point que mon niveau général de dessin et en combat également
avaient baissés. Non pas que je n'avais pas des moments où j'étais particulièrement adroit, mais mon esprit les oubliait et focalisait sur les moments où je faisais des conneries.
Mon salut est venu du moment où j'ai un peu fuit ma famille. J'ai passé à peu près une année à Paris, tout seul. Je me suis redécouvert, je me suis aperçu que j'étais
plutôt rapide, mes camarades de classe me trouvaient fin (un truc qu'on ne m'avait jamais dit auparavant), et j'ai finalement terminé major de promo pour ma quatrième année (truc que j'aurais
jamais cru possible).
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Du coup, l'ancrage vient aussi bien de vous que des autres, voir même davantage de vous!! Certains y remédient tout seuls, d'autres comme moi on besoin de couper les
ponts, d'autre même, ne tombent jamais dedans (en général les gens les plus éveillés j'imagine, capable de se défaire de l'image qu'ils se font d'eux).
En négociation, même chose. On vous demande des chiffres, il faut donner des chiffres à virgule dès le départ, pour montrer que vous n'êtes pas le dernier des cons. Si
vous ne dites rien durant les 10 premières minutes de négoc, vous êtes un passif. Si vous dites une grosse connerie, vous pouvez sortir de suite car vous ne serez plus crédible aux yeux de
personne dans la salle (même si vous pouvez vous détacher de l'image que vous avez de vous, ça veut ne pas dire que les autres le peuvent).
Relations de travail, idem, les gens qui vous ont vu petit dans une entreprise... resteront persuadés que vous êtes un éternel nouveau, jusqu'à événement majeur qui vous
fait passer au stade "supérieur" dans leur esprit, ou les rendent aigris vis-à-vis de vous... genre d'événement qui parfois ne surviennent jamais, dans la mesure où vous vous êtes parfois vous
même persuadé de votre nullité dans certains domaines.
Je pense que d'un point de vue martial, il y a quelque chose à retenir. Dans l'art de la guerre, il est dit que faire tourner la tête d'un général ennemi avec des
semblants de faiblesse et de force, en plus de lui faire miroiter votre soumission, est une des bases de la stratégie "avant bataille" (d'ailleurs, quasiment tout l'ouvrage de l'art de la guerre
est basé sur l'avant combat).
D'un point de vue martial, on peut se servir de cela. L'emprise psychologique est extrêmement importante les tout premiers instants du combat, et rares sont les
adversaires qui ont du mal à s'en détacher pour la suite (sans même compter les éventuelles blessures physiques.
Néanmoins si vous gagnez, est-ce bon de maintenir ce statut de dominant? Honnêtement j'en sais rien, on peut s'attirer la rancœur d'une personne rien que comme ça, parcequ'on a eu un avantage sur lui rien qu'une seule fois, et sans même le vouloir... Il faut toujours être vigilant sur l'influence que vous avez sur une personne. Quelqu'un qui vous demande souvent votre avis, c'est déjà un signe. Même chose dans l'autre sens, si vous avez envie par dessus tout qu'une personne reconnaisse vos talents, c'est celle là même qui est susceptible d'avoir le plus de capacité d'ancrage sur vous, et la moindre parole, moindre événement la concernant dans un contexte ou vous êtes faible peut tout faire basculer dans un sens comme dans l'autre.
[3615MyLife]
On a eu l'autre jours une amie à nous qui a été trompé par son ex-petit ami... bon personnellement, je ne m'intéresse pas à ce genre d'histoire, c'est assez gavant... Mais j'avoue que cela a allumé une petite lumière chez moi: Elle voulait monter un plan "Diabolique" (mot pour mot hein, j'invente pas) pour faire payer à son ex. La raison officielle, c'est que pour faire le deuil de son couple, elle souhaite lui faire du mal de quelque manière que ce soit.
Déjà à l'écouter, c'était mal barré pour que cela se passe comme elle le prévoit (je vais pas faire la description complète de son plan machiavélique, je suis limité en place...)
Mais j'ai remarqué que ce qui l'importe le plus la dedans, c'est un besoin de reconnaissance de son ex. Elle veut encore avoir une importance dans sa vie, quelle qu'elle soit. Sans le savoir, elle s'est mise à disposition psychologiquement de cette personne... et n'est finalement pas prête de faire son deuil (si c'est vraiment cela qu'elle souhaite).
Pire, elle risque d'en sortir encore plus mal dans sa peau.
Notre égo a parfois des réaction sucidaires... mais paradoxalement salvatrices dans certains cas, car les conséquences peuvent nous aider à lacher prise
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